Ensemble,
écrivons demain.

Porté par une communauté citoyenne engagée, le mouvement Rêvons Québec 2050 invite la population à rêver la ville de Québec de demain. Concours d’écriture jeunesse, journées de réflexion et recueil collectif : autant d’occasions de cultiver un dialogue intergénérationnel et multidisciplinaire autour de notre avenir commun. Notre approche participative est un modèle d’engagement inclusif dans un monde où le besoin de cohésion et de dialogue est plus important que jamais.

Les grandes étapes

Automne 2025

Concours d’écriture Rêvons Québec 

D’abord sous la forme d’un concours d’écriture, nous souhaitons inviter les jeunes de Québec à nous communiquer ce dont ils et elles rêvent pour la ville de Québec.

Hiver 2026

On en jase,
Rêvons Québec

Rassemblé-es sous de grandes thématiques, les citoyen-nes de tout horizon de la ville seront invités-es à discuter de leur vision pour Québec.

2026

Livre Rêvons Québec

Le legs de cette grande initiative citoyenne se conclura par la publication d’un livre rassemblant plus de nombreuses lettres de citoyen·nes rêveur·euses.

Rêvons Québec 2050 est une démarche citoyenne pour rêver à notre ville de Québec de demain, portée par des rêveur·euses ambitieux·euses.

  • Olga Farman
  • Dominique Lemieux
  • Yann Dubor
  • Donald Gingras
  • Eugénie Brouillet
  • Anne-Marie Olivier
  • Jean-Pierre Lessard
  • Julie Lemieux
  • Marc De Koninck
  • Mireille Côté
  • Peter Simons
  • Valérie Beaudoin
  • Alex Tremblay Lamarche

Concours d’écriture
Rêvons Québec 2050

À quoi ressemblera la ville de Québec en 2050? Des jeunes de la région ont participé au concours d’écriture Rêvons Québec 2050 à l'automne 2025. Ils ont partagé leur vision du futur.

Les lauréates

Piloté par

L’Institut canadien de Québec

Catégorie 12-14 ans

  • Marceline Hermel, 13 ans – Québec 2050, une utopie sociale (école Joseph-François-Perrault)
  • Rose-Aimée Beaumont-Levasseur, 13 ans – Québec Mouettopolitain (école Joseph-François-Perrault)

Catégorie 15-17 ans

  • Rose-Marie Cantin, 16 ans – D'un battement d'aile, je m'envole (école secondaire De Rochebelle)
  • Basma Ouali, 16 ans – Québec en 2050 : une ville vivante et fidèle à elle-même (école secondaire La Camaradière)

Québec 2050, une utopie sociale

Un Québec sans misère et sans pauvreté, un Québec égalitaire, accueillant, chaleureux. UnQuébec où les gens ne dépendent plus des centres communautaires. C'est le Québec 2050.Quand j'étais adolescente, quelqu'un m'a dit « cible les problèmes dans la société, note-les sur un carnet et au fil de ta vie essaye de les résoudre », c'est ce qu'on a fait au Québec dans les25 dernières années. Avant, dans plusieurs quartiers de notre belle ville, il y avait des comptoirs de distribution alimentaire, des centres d'entraide communautaires où l'on pouvait trouver différents soutiens tels que des activités récréatives quasiment gratuites, des réfrigérateurs partagés, des ateliers de français pour les personnes immigrantes et du soutien aux aînés. Des groupes d'alphabétisation existaient aussi. Il y avait des services d'aide financière aux personnes sans logement. Ces centres communautaires et ces aides étaient des bouées de sauvetage au milieu d'une mer d'inégalités et d'injustices. Les distributions alimentaires dans les centres comme les Patros recevaient environ 90 personnes/familles par semaine. Là-bas, divers aliments étaient disponibles (produits laitiers, fruits et légumes, céréales et biscuits, cannes, etc..). Cependant, cette nourriture devait durer 2 semaines. C'était Moisson Québecqui fournissait les banques alimentaires. Les gens connaissaient les nombreux bénévoles des services d'entraide, c'était une communauté. Le problème qui causait la précarité alimentaireétait le coût de la vie (le prix des loyers et de la nourriture), l'aide sociale mise en place par le gouvernement était de 1000 $ par mois ce qui, après les dépenses de base (nourriture,logement, électricité), ne suffisait pas. La précarité alimentaire touchait plus particulièrementles personnes âgées, les immigrants, les familles avec plusieurs enfants dont les revenusn'étaient pas assez élevés. Heureusement, des solutions ont été mises en place, commeaugmenter l'aide sociale, les aides au logement, lutter contre l'inflation pour permettre àchacun de bien vivre de son travail. Aujourd'hui, il n'y a plus de cas d'adultes illettrés, maisavant, 1 personne sur 2 âgée de 16 à 65 ans avait des difficultés à lire, écrire et comprendre des textes. C'était pour ces personnes un gros handicap dans leur vie de tous les jours et en société. On a donc travaillé très fort pour avoir un système d'éducation équitable et juste, qui donne les mêmes chances pour tous, et pour rendre l'éducation réellement gratuite, afin de ne laisser aucun élève sur le carreau et mieux aider ceux en difficulté. La pauvreté et les difficultés financières étaient le cœur du problème, les élèves ne pouvaient pas se concentrer à l'école en ayant le ventre vide et les parents cumulant plusieurs emplois ne pouvaient pas soutenir leurs enfants dans leurs études et leurs apprentissages. D'énormes efforts ont été faits depuis25 ans. Toutefois, comment les solutions ont-elles été mises en place ? Eh bien, une communauté entière s'est soulevée contre les inégalités sociales, a manifesté comme jamais et a porté sa voix au gouvernement. Des mesures ont enfin été prises. Les rêves de mon carnet se sont réalisés.

Marceline Hermel, 13 ans

Québec Mouettopolitain

La mouette leva la tête en affichant un air hautain que seuls les oiseaux pouvaient prendre. De son perchoir, elle avait une vue parfaite sur Québec, l'agglomération humaine la plus merveilleuse qu'elle connaissait. Des grands troncs-d'arbres-de-verre en construction, réfléchissant le soleil levant, semblaient ne jamais finir de s'élever. Une chenille-de-fer s'arrêta non loin en avalant et recrachant des humains pour ensuite poursuivre sa route sur ses rails rutilants. Des petites forêts surgissaient çà et là du sol, réverbérant de petits gazouillements.La mouette s'envola soudainement dans un cri rauque, effrayée par une chenille-de-fer sortant du sol. Elle s'installa alors sur une prairie recouvrant l'un des nombreux nids des humains, espérant y trouver quelques baies. Depuis leur installation, les prairies avaient considérablement rafraîchi l'air de l'agglomération, au grand bonheur de l'oiseau qui, comme beaucoup d'autres, se voyait dépérir sous la chaleur. Les prairies étaient aussi beaucoup plus esthétiques que les sols de béton ou les tuiles-qui-brûlent-les-pattes, tout en étant plus confortables. N'ayant rien trouvé à se mettre sous la dent, la mouette déploya ses ailes et décolla. Un courant descendant l'abaissa momentanément et elle se laissa emporter vers l'un des sentiers ordonnés, tournant en angle droit par moments, continuant en ligne parfaite par d'autres. Il n'y avait désormais plus de cloportes-en-acier-puant-à-en-mourir qui sinuaient dans les rues jusqu'aux périphéries de l'agglomération. Leur absence rendait la mouette plus assurée, si bien qu'elle se risqua à se balader avec désinvolture en plein milieu du sentier alors qu'il n'y avait même pas de sacs-qui-sentent-bon-les-bâtonnets-de-patates dans son champ de vision. Ces sacs avaient d'ailleurs disparu, tout comme les bacs-verts-chargés-de-trésors que les humains s'amusaient à sortir et à rentrer. Ces bacs verts étaient maintenant mauves et leur odeur était drastiquement moins agréable. Voyant surgir un chien et son maître, la mouette reprit les airs. Elle manqua se heurter à un panneau coloré et hurla de vexation quand elle comprit que ledit panneau n'était pas matériel quand elle le traversa. L'oiseau prit de la hauteur en s'ébrouant et mit le cap sur le fleuve-qui-brille. Il avait appris à pêcher dans un nid d'humains. Ceux-ci, tout en blanc, comme lui, l'avaient incité à manger du poisson. Bien sûr, la mouette préférait les bâtonnets-de-patates, mais ils étaient devenus introuvables, à son grand désarroi. Après plusieurs tentatives, elle parvint à agripper une proie qu'elle dégusta sur la berge du cours d'eau. D'autres de ses congénères faisaient de même et caquetaient férocement après la lente file de chevaux-à-deux-roues-qui-ne-puaient-pas. La mouette battit des ailes moqueusement en s'élançant dans le ciel et survola la lande brillante qui disparaissait sous les nuages.

Rose-Aimée Beaumont-Levasseur, 13 ans

D'un battement d'aile, je m'envole

D'un battement d'aile je m'envole de mon nid haut perché dans mon arbre majestueux. Gros programme pour cette journée ensoleillée: je visite l'Écureuil du port à partir du boisé où je niche, car il doit m'informer de la mode annuelle. Je m'élance de mon trou douillet et plane quelques instants dans un ciel limpide avant de décider qu'aujourd'hui, je profiterai de la balade. Je vire donc vers un imposant bâtiment où les humains gardent leurs anciens aux cheveux blancs. Ces derniers sourient toujours. Et je les comprends, avec tous ces jeunes humains qui viennent les visiter, qui s'occupent d'eux et qui les saluent en passant sur le trottoir. Il y a de quoi à être heureux lorsque le monde vient à nous, même si on ne sort pas beaucoup. Je m'élève ensuite au-dessus de la rue silencieuse, à l'exception du bruit des conversations des humains, moins chantantes que les miennes. Silencieuse non pas parce qu'elle est vide, mais plutôt parce que les ronronnements de leurs engins à roues se sont estompés avec le temps et qu'ils utilisent souvent le vélo maintenant. Aussi, lorsque le gros train sur rails s'arrête, on pourrait s'attendre à une cacophonie, mais son absence est délicieuse. Je ne peux qu'imaginer tout cela, car je ne le vois pas. Il faut savoir qu'à un certain niveau dans les airs tout ce qui est visible à perte de vue est un tapis verdoyant et ondulant dans la brise. Un parterre formé par les hautes branches des arbres, qui ombragent d'une lumière tamisée la chaussée. Un "sol" vivant entrecoupé d'occasionnels hauts bâtiments des humains. Selon mes anciens, les humains ont planté les arbres il y a quelques générations et maintenant, les arbres sont anciens eux-mêmes. J'atteins ensuite le bas de la ville humaine et je replonge sous les branches entrelacées, m'invitant dans leur monde. J'adore cette partie de leur ville car chaque mur sans exception regorge de couleurs et d'histoires que des humains à échafaud sont venus déposer sur les briques. Je sais que les humains sont heureux de ces fresques car ils sourient en les voyant, et c'est ce qu'ils font pour exprimer leur joie, étrange mais vrai. Je préfère chanter. La majorité du trajet derrière moi, mes ailes sont de moins en moins légères, mais en passant au-dessus des rues, voir tant d'humains se promener, profiter du bon temps, jouer ou parler entre eux me ragaillardit. Leur communauté est si belle et paisible, je sais même que lorsqu'ils ne sont pas d'accord, ils se parlent calmement au lieu de hurler, partout, y compris dans leurs cubes lumineux. J'ai entendu des histoires d'horreur des oiseaux d'autres villes. Et les humains de ma ville sont tout le temps comme ça, prêts à donner un coup d'aile, pelleter l'entrée du voisin ou rentrer l'épicerie, je l'ai vu. Comme je vois maintenant l'Écureuil du port, apparemment, cette année, la mode sera aux glands en chapeaux.

Rose-Marie Cantin, 16 ans

Québec en 2050 : une ville vivante et fidèle à elle-même

Je suis arrivée à Québec il y a à peine deux mois, après avoir quitté le Nouveau-Brunswick. Chaque jour, quand je marche sur le boulevard près de chez moi, j'ai l'impression de découvrir la ville un peu plus. Ses bruits, ses odeurs, les visages croisés au hasard me racontent une histoire que je commence à comprendre. Parfois, je me demande à quoi tout cela ressemblera dans vingt-cinq ans. Est-ce que Québec aura beaucoup changé ? Ou gardera-t-elle ce charme tranquille que je découvre chaque jour ? En 2050, j'imagine Québec comme une ville tournée vers la jeunesse et la connaissance. Les écoles seront des lieux ouverts, remplis d'idées nouvelles. Les élèves apprendront à l'extérieur autant qu'à l'intérieur, entourés par la nature et la technologie. Les jeunes pourront rêver, inventer, participer à la vie de la ville. J'aime penser qu'ils seront libres de créer leur avenir ici, dans un Québec qui croit en eux et qui leur donne les moyens de grandir. Je l'imagine aussi plus ouverte et plus accueillante. Je viens du Maroc, et déjà aujourd'hui, je rencontre des personnes venues de partout. Dans 25 ans, cette diversité sera encore plus grande : dans les écoles, les parcs, les commerces. Les différences ne sépareront plus, elles uniront. Ce sera une ville tissée d'accents, de visages et de rêves. Le fleuve Saint-Laurent restera le cœur battant de Québec. Il continuera de veiller sur la ville comme un vieil ami fidèle. Autour de lui, les gens marcheront, riront, partageront un café ou une histoire. Ses rives seront des lieux de vie où la nature et la ville parleront le même langage. La technologie sera là, bien sûr, mais j'espère qu'elle restera à sa place : un outil, pas un maître. Qu'elle aidera sans remplacer. Elle aidera les médecins à soigner, les professeurs à enseigner, sans jamais effacer la chaleur humaine. Et moi, qui aime lire plus qu'écrire, j'espère que les bibliothèques seront toujours pleines de livres, de mots et de voix. Et surtout, en 2050, la langue française résonnera encore dans les rues de Québec. Elle sera ce fil invisible qui relie les générations, ce souffle qui porte les histoires et les chansons. Car la langue, c'est le cœur d'un peuple — et celui du Québec continuera de battre en français. En 2050, j'imagine une ville qui grandit sans s'oublier, un endroit joyeux et lumineux, où l'on avance ensemble avec un accent d'espoir. C'est comme ça que je rêve de la voir dans les années à venir.

Basma Ouali, 16 ans

Partenaires du concours

Envie de rêver, d’imaginer et de façonner la ville de Québec de demain?

Radio-Canada et le Musée de la civilisation vous invitent à une soirée de réflexion et d’échanges interactifs sous le thème « Québec, là où il fait bon vivre ». Cette activité se tient dans le cadre de l’initiative Rêvons Québec.

L’objectif ?
Entendre la voix de tous les citoyens, jeunes et moins jeunes, pour stimuler une discussion ouverte sur l’avenir de la capitale.

Date :
28 janvier 2026 de 19 h à 20 h 30
Lieu : Espace collectif Voie libre au Musée de la civilisation
Tarif : 0$ - Gratuit - Réservation obligatoire

Inscription: info@revonsquebec.com

La soirée sera animée par Bruno Savard, chef d’antenne du Téléjournal Québec. Pour lancer la réflexion, deux panélistes-experts passionnés de la ville de Québec partageront leurs perspectives :

  • Donald Gingras, Conseiller à la mobilisation et au développement des contenus à l’Institut Mallet et membre de la communauté d’action de Rêvons Québec
  • Erick Rivard, Architecte et designer urbain

Leurs présentations seront suivies d’une période d’échanges avec les participants, menée par la facilitatrice Anaïs McKay.

Une deuxième soirée de discussion se tiendra le 29 avril 2026. Les précisions sont à venir. Restez à l’affût.

Partenaires :

Radio-CanadaMusée de la civilisation

Livre
Rêvons Québec

Le projet Rêvons Québec 2050 prendra fin par la création d’un legs littéraire. Ce recueil collectif viendra immortaliser les réflexions issues du concours et desrencontres, enrichi par les contributions de diverses personnalités.

Plus de 100 textes écrits par 100 rêveur·euses qui se sont permis de rêver Québec en toute vulnérabilité pour qu’ensemble on inspire les prochaines générations.

Rêvons Québec souhaite remercier ses généreux donateurs. 

Chaleureux remerciements

Réseau de transport de la capitaleLes libraires